Le lundi 31 août 2026, les premiers coups de pioche ont résonné dans le jardin du Trocadéro, à Paris. Après les études de terrain, le barriérage de l’espace et les relevés topographiques, le chantier du futur Mémorial national des victimes de l’esclavage colonial entre enfin dans sa phase concrète.

Ce jardin mémoriel rendra hommage aux personnes déportées d’Afrique et mises en esclavage dans les possessions françaises, notamment aux Antilles, en Guyane et à La Réunion. Le projet consiste à réaliser « un jardin dans le jardin », en respectant les plantations déjà présentes, pour créer un lieu de recueillement à la fois vivant et numérique, ouvert à tous.

Les noms de 212 571 nouveaux libres, attribués aux personnes affranchies lors de l’abolition de l’esclavage en 1848 en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion et à Saint-Martin, seront gravés sur des plaques en lave de Volvic, avec une couleur spécifique pour chaque territoire.

Ce moment marque l’aboutissement de plus de trente ans de mobilisation portée par le CM98 (Comité Marche du 23 mai 1998). Le projet, déposé en 2017, a été confirmé comme engagement présidentiel en 2018. Les travaux, entamés en 2026, doivent s’achever en mars 2027.

France-Antilles Alfred Jocksan