Colloque « Des victimes de l’esclavage aux noms de la liberté » (3 février 2022)

Sous l’égide du Ministère de la culture, les Archives Nationales organisent le jeudi 03 février 2022 de 10h à 18h le colloque : « Des Victimes de l’Esclavage aux Noms de la Liberté pour un Mémorial en hommage aux victimes de la Traite Négrière et de l’Esclavage »
Le CM98 interviendra dans plusieurs tables rondes : https://francearchives.fr/fr/article/547884661
La participation au colloque est gratuite. Elle peut se faire sur place aux Archives nationales (59 rue Guynemer à Pierrefitte-sur-Seine), ou à distance.
Inscription obligatoire :
– pour une participation sur place : https://bit.ly/3I699jU
– pour une participation à distance : https://bit.ly/3I691Rs

Le 27 avril 2018, à l’occasion de la cérémonie célébrant le 170e anniversaire de la signature par le gouvernement provisoire de 1848 du décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, le Président de la République écrit : « Je souhaite aussi que la République se souvienne des esclaves eux-mêmes […]. Pour que jamais ne s’efface leur souffrance, je soutiens le projet d’ériger à Paris, dans le jardin des Tuileries, un mémorial national qui rende hommage à ces victimes, comme le demandent légitimement plusieurs acteurs de cette mémoire ».

Le 10 mai 2018, le Premier ministre, Édouard Philippe précise la nature de la proposition en déclarant : « dès lors, graver dans la pierre la dignité de la personne humaine sera l’objectif du Mémorial qui recensera les quelque 200 000 noms donnés aux esclaves des colonies françaises en 1848 et dans les années qui ont suivi ».

Désignés par un simple prénom ou un surnom, ils obtiennent un état civil complet en se voyant octroyé un nom patronymique. L’opération qui devait durer deux mois s’étendra sur une vingtaine d’années. Ainsi, à partir de 1848, ce sont plus de 200 000 nouveaux libres qui reçoivent un patronyme. Environ 80 000 patronymes différents ont été inventés par des officiers d’état civil, avec un système de noms varié à l’infini : interversion des lettres de mots pris au hasard, anagramme du prénom, noms empruntés à la culture classique, noms de lieux ou de peuples, noms issus de la description morale ou physique ou du métier du nouveau libre, etc. La proportion des noms ridicules ou difficiles à porter est faible (il faut noter que ces patronymes difficiles à porter existent aussi en France).
Ces noms par leur variété représentent une sorte de tout-monde, dès le milieu du XIXe siècle.

L’objectif de ce colloque est de présenter au grand public :

•    l’histoire de la nomination des nouveaux libres dans les sociétés françaises post-esclavagistes,

•    les sources et les acteurs de la saisie des noms des nouveaux libres,

•    la politique mémorielle qui sous-tend la réalisation de ce mémorial,

•    le mémorial national ainsi que le mémorial virtuel qui l’accompagne.

 

Consulter le programme du colloque :

« Des victimes de l’esclavage aux noms de la liberté. Pour un mémorial national en hommage aux victimes de l’esclavage »

 

Conditions d’inscription

La participation au colloque peut se faire sur place aux Archives nationales (59 rue Guynemer à Pierrefitte-sur-Seine), ou à distance (lien obtenu sur inscription). Elle est gratuite et l’inscription obligatoire.

Inscription :
–    pour une participation sur place : https://bit.ly/3I699jU

–    pour une participation à distance : https://bit.ly/3I691Rs

https://francearchives.fr/fr/article/547884661

2022-01-28T11:05:59+00:00